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Description archivistique
Phonothèque (Médiathèque - MMSH - USR 3125) Avec objets numériques
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Enquêtes de terrain sur les modes de vie et musiques traditionnelles du nord de l'Iran

Les 81 enquêtes de terrain du fonds Christian Bromberger abordent les thématiques de la vie quotidienne des habitants de la province du Gilân et de leur langue (tâleshi, gilaki, lâhijâni), leur histoire, leur production agricole et leur mode vestimentaire. Certaines enquêtes offrent l'écoute de musiques traditionnelles (chants de mariage, pastorales, morceaux instrumentaux au ney du Deylamân ou encore cérémonie d' 'Âshurâ).

Bromberger, Christian

Fatima Al-Baydani-Alzawiya

  • FR MMSH_013_MED _PHO_BAYD
  • Collection
  • 1979-2015

Entre 1979 et 2015, Fatima Al-Baydani-Alzawiya s'est consacrée à la collecte du patrimoine culturel immatériel au Yémen. Avec son association "Aydanout", elle a parcouru les 22 régions du Yémen de la Tihama au Hadramaout et de Saada à Aden et à Socotra entourée d’une équipe qu’elle a elle-même formée à la collecte et au traitement des données. Son projet était de collecter le maximum de matière possible sur le patrimoine culturel immatériel, en langue dialectale : chant, comptines, jeux d’enfants, récitation de poésie, danses, cérémonies de mariages… Techniquement, elle a privilégié la vidéo pour documenter ces différents sujets. Ce choix n’était pas le plus simple. Elle n’a cessé d’affronter différents obstacles de terrain : l’interdiction d’enregistrer ou de filmer des femmes, le frein représenté par la présence de matériel moderne, la peur de risquer des problèmes politiques en s’exposant publiquement… Face à ces difficultés, l’enquêtrice a dû utiliser des supports de collecte complémentaires : enregistrements sonores, photographies, prise de notes. Elle a parfois su trouver des alternatives en choisissant de filmer uniquement les pieds d’une danseuse, en s’accompagnant d’un dessinateur chargé de faire des croquis des séances, ou encore en choisissant de faire apprendre par cœur à son équipe des morceaux de littérature orale qui ne pouvaient être enregistrés ou transcrits. Son but était de garder une trace audible et visible dans toutes circonstances. Elle a utilisé les différents matériaux collectés pour mettre en place des actions pédagogiques telles que des ateliers et des spectacle qui ont donné lieu à la création de nouvelles archives également présentes dans le fonds. Elle a financé sa recherche en grande partie avec ses deniers personnels puis a obtenu quelques financements. Ses travaux l'ont amenée à collaborer avec le CEFAS (Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa), le Centre Culturel Français, ainsi qu’avec l’École Normale Supérieure de Paris (ENS). Fatima Al-Baydani-Alzawiya a mené un travail unique au Yémen. Aucun autre chercheur n’avait encore ainsi concentré son regard sur les femmes, et aucune enquête n’avait porté sur l’ensemble du territoire du Yémen. En collaboration avec Jean Lambert, ethnomusicologue et anthropologue spécialiste du Yémen, Fatima Al-Baydani-Alzawiya avait commencé un travail d’archivage sur place, avec le soutien financier du Fonds Social de Développement local et le soutien technique de professionnels français. L’enjeu était de préserver et de rendre ses données accessibles, notamment pour les chercheurs et diplomates de passage au Yémen pour qui Fatima Al-Baydani-Alzawiya et son association étaient devenus une référence. L’objectif était de créer un centre de ressources. Le projet a pris fin en 2011 lorsque la chercheure a dû quitter le Yémen du fait de l'instabilité politique. Elle a déposé l’ensemble des données récupérées à la phonothèque de la MMSH, dans le cadre d’une convention avec le laboratoire IREMAM.

Al-Baydani-Alzawiya, Fatima (Enquêtrice, Responsable de l’association)